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  Les essences forestières feuillues
 
 
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Une valorisation allant de la sylviculture à la
transformation du bois
Descriptif
Orientation de gestion
Débouchés
Le Châtaignier

   

Descriptif

Le châtaignier est la troisième essence feuillue française derrière les chênes et le hêtre. Le châtaignier est présent majoritairement sous forme de taillis, c'est-à-dire une cépée qui comprend plusieurs tiges. Les taillis ont en effet été créés à certaines époques pour répondre aux besoins en petits bois.

Cette essence présente des avantages :
- C’est une des essences feuillues parmi les plus productives, capable de produire du bois d’œuvre en 25 – 45 ans.
- C’est un des rares feuillus mettant en valeur des sols acides. Son bois se prête à de nombreuses utilisations dès le plus jeune âge.
- Contrairement aux idées reçues, la roule ou le chancre ne sont pas des fatalités qui empêchent tout acte sylvicole.

Potentialités forestières du Châtaignier :
Les taillis de châtaigniers qui possèdent un potentiel forestier sont des peuplements vigoureux, bien venants, sains et présentant des tiges droites. Ces critères sont réunis sur des stations adaptées à sa croissance. Les exigences du châtaignier sont d’ordre :
- climatiques : températures, pluviosité
- topographiques : altitude et exposition
- géologiques : type, profondeur et texture du sol.

D’un point de vue général, le châtaignier est une essence exigeante sur le plan stationnel et sylvicole pour produire du bois de qualité. Il a besoin d’une réserve en eau régulière, de sols profonds, acides, à texture équilibrée dans un climat suffisamment arrosé (> 700 mm/an), sans choc thermique estival trop marqué (moins de 3 mois sub-secs). En France, on peut considérer que le châtaignier donne son meilleur rendement dans l’étage de la chênaie sessiliflore ou pubescente jusqu’à la base de la chênaie-hêtraie.

Les taillis de châtaigniers du périmètre de la Charte Forestière du Haut-Cabardès et du Haut-Minervois semblent relativement bien implantés. Les conditions géologiques, pédologiques, topographiques et climatiques sont à priori favorables à son bon développement. Seules certaines zones limites en altitude, ou en profondeur de sol présentent des taillis de qualité inférieure.

Orientation de gestion

La gestion des taillis de châtaignier dépend énormément des débouchés que le propriétaire privilégie.
Pour la production de bois d’œuvre, les taillis en station doivent être éclaircis en temps en quantité voulue pour profiter pleinement de son potentiel. C'est-à-dire qu’il faut sélectionner les tiges d’avenir et favoriser leur croissance en abatant les tiges de proximité. L’amélioration concerne uniquement les taillis âgés de 8 à 17 ans, sauf sur les stations les plus fertiles où cela peut être envisagé jusqu’à 20 – 25 ans.

La sylviculture rarement pratiquée en Montagne Noire est pourtant un facteur déterminant pour un bois de qualité donc de plus grande valeur.
L’exploitation des taillis peut ensuite se faire à l’âge de 30 à 40 ans, l’éclaircie pouvant avancer l’âge d’exploitabilité.
Un diagnostic fin de la parcelle doit être préalablement exécuté afin de déterminer le potentiel d’amélioration du taillis car tous les taillis ne sont pas améliorables.

Débouchés

De la trituration au sciage, le châtaignier peut être valorisé de multiples façons. Il est généralement apprécié pour sa couleur claire ce qui est un avantage pour l’ébénisterie. Les veines du bois forment des dessins également appréciables pour le mobilier ou les huisseries. Au sciage, le châtaignier possède une grande élasticité et présente une moindre résistance au fendage.

Le bois d’industrie
la pâte à papier, les panneaux de particules, le bois énergie permettent de commercialiser les bois de moins bonne qualité.

Des produits traditionnels
les tuteurs, les piquets permettent d’utiliser des bois de faibles diamètres ou de petites sections.
Les clôtures. Fixation des lattes par treillage de deux à cinq rangs de fil de fer galvanisé. (utilisation pour des chantiers, protection des dunes, pare-congères).
Les bardeaux. Les bardeaux remplaçaient les ardoises et sont surtout utilisés pour la rénovation des toitures de monuments historiques.

Les sciages
Les parquets et lambris. Il existe de nombreux types de parquets, parquets mosaïques, contrecollés, flottants, vernis… Pour la fabrication des parquets, on utilise des billons de 2,0 m à 2,50 m minimum, pour un diamètre minimum de 12 cm fin bout.

La charpente
La charpente demande des bois de diamètres supérieurs, il faut cependant noter que la charpente est la seule utilisation bois d’œuvre qui accepte des bois partiellement roulés.

La menuiserie
Le châtaignier s’emploie en menuiserie extérieure (porte, volets) et de plus en plus souvent en menuiserie intérieure en particulier dans les cuisines et les salles de bain.

Les meubles
Pour éliminer les défauts du bois et obtenir des éléments de grande largeur à des prix abordables à partir de bois de faible dimension, on recourt au panneautage. La technique consiste à coller des avivés sans défauts. Les avivés sont réalisés à partir de plots ou directement par sciage des billons de longueurs variables.

De 15 € le mètre cube bord de route à 100 €, 150 € pour les grumes de qualité, les taillis de châtaignier suivant le dynamisme des filières locales peut être valorisés en trituration, piquets, billon, bille, et grume.

Se référer au guide du châtaignier disponible en téléchargement, rubrique : Documentations

 
   
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