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  Les essences forestières feuillues
 
 
La CFT : une démarche collective
Pourquoi une coopération entre CFT ?
Contenu des CFT et points communs

 

 
Une valorisation allant de la sylviculture à la
transformation du bois
Descriptif
Orientation de gestion
Débouchés
Le Hêtre

   

Descriptif

Le Hêtre (Fagus sylvatica) est une essence naturellement présente dans les trois territoires de CFT. Les peuplements de Hêtre s’y rencontrent sous plusieurs formes, en fonction de la station mais aussi des pratiques culturales anciennes :
- Taillis de Hêtre : Ces formations sont moins exploitées pour le bois de chauffage que les chênaies.

- Les régimes transitoires taillis / futaie : il existe un certain nombre de formations de taillis vieilli présentant de bonnes potentialités et pouvant évoluer vers des taillis sous futaie voire de la futaie de Hêtre.

- Futaies de Hêtre : Plus généralement présentes en propriété relevant du régime forestier, ces formations sont rarement mises en valeur.

- Cas particulier de la Hêtraie / Sapinière : ces formations mélangées sont particulières et nécessitent une gestion spécifique. Le Sapin pectiné, plus sensible aux gelées tardives, laisse sa place au Hêtre en altitude. On considère que les véritables hêtraies – sapinières possèdent leur optimum vers 1500 m d’altitude. Sur les stations acides, le Sapin pectiné domine généralement le Hêtre. Sur les sols plus riches et plus frais on note une prédominance du Hêtre.

Le Hêtre est une essence d’ombre, pouvant former un couvert épais et des peuplements monospécifiques. Cette essence « de brouillard » a besoin d’une humidité atmosphérique suffisante pour se développer. Elle se développe donc plus facilement en versant nord.

Potentialités forestières du Hêtre :
La production de bois de Hêtre de qualité est un enjeu primordial de la Charte forestière de territoire. L’important est de déterminer avec précision les critères selon lesquels une hêtraie pourra être retenue comme améliorable ou non. Il existe cependant des débouchés pour le Hêtre de qualité moyenne tels que certains meubles, les jouets ou articles de ménage. Sur le Chalabrais, il est certain que nous sommes en présence de beaux peuplements, même si les surfaces concernées sont faibles. Une étude plus approfondie des potentialités existantes dans les hêtraies comme dans les chênaies serait nécessaire afin de mieux connaître et valoriser ces peuplements à l’avenir.

Orientation de gestion

Comme pour le chêne, la qualité du peuplement forestier et ses potentialités permettent de choisir en une sylviculture favorisant le bois de chauffage, le bois d’industrie ou le bois d’œuvre.
En effet, dans nos secteurs, le Hêtre se rencontre essentiellement sous forme de taillis vieilli. Dans le Chalabrais, notamment, des efforts ont été consentis depuis 20 ans pour convertir les peuplements forestiers les plus bienvenants en futaie régulière. A l’instar de ce que l’on peut observer à l’échelle française, les techniques sylvicoles se portent de plus en plus vers une conversion douce. L’objectif reste d’optimiser la production en tirant le mieux possible parti des potentialités des essences en place et tout en limitant les dépenses.
Dans les fonds de vallons, en exposition nord, il est ainsi possible de gérer des taillis de hêtraies-chênaies où peuvent être identifiés des arbres de qualité. Le fût droit, exempt de défauts (nœuds noirs, gélivures, blessures, etc.) sur une hauteur suffisante, le houppier équilibré et situé en position dominante dans la canopée, ces « arbres objectifs » sont favorisés lors d’éclaircies successives. L’idéal est d’avoir entre 80 et 120 arbres objectifs par hectare et de réaliser une sélection « pied à pied » autour de chaque brin afin d’éliminer les arbres gênants.
Les premières opérations d’amélioration d’un peuplement forestier peuvent avoir lieu lorsqu’il a entre 40 et 60 ans (selon les études). Le peuplement doit posséder une hauteur suffisante (supérieure à 14 m environ), une surface terrière importante (supérieure à 18 m²/ha) et une densité comprise entre 1500 et 2000 tiges/ ha.
Des éclaircies d’amélioration successives doivent être réalisées tous les 10-15 ans.
Il est donc primordial de réaliser une étude fine des parcelles avant tous travaux afin de s’assurer de l’intérêt d’une coupe d’amélioration dans chaque peuplement forestier.

Débouchés

Le Hêtre possède un grain fin et court, ce qui en fait un bois facile à travailler notamment en petite menuiserie. Le hêtre possède de nombreuses utilités à condition qu'il n'y ait pas de longue portée (charpente) et qu'on ne le laisse pas dehors. C’est également l’un des bois les plus résistants, ce qui permet d’obtenir d’excellentes finitions, notamment en menuiserie.

Autrefois utilisés pour la production de charbon de bois, les moins bonnes qualités de Hêtre (bois issu des taillis) sont actuellement exploités pour le bois énergie (bois bûche notamment), la trituration ou encore la fabrication de panneaux de particules et de pâte à papier.
La conversion des taillis en futaie, possible sur les meilleures stations, permet d’orienter la gestion vers une production future de bois d’œuvre. Les bois de diamètre supérieur trouvent alors des débouchés vers la fabrication de meubles, l’aménagement intérieur (escaliers notamment) ou l’emballage (France et Espagne).

 
   
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