Actualités Documentations Carnet d'adresses Ecrivez-nous !  
 
  Contenu des CFT et points communs
 
 
La CFT : une démarche collective
Pourquoi une coopération entre CFT ?
Contenu des CFT et points communs

 

 
LA SUBERAIE DES ASPRES ET DES ALBERES
Le Chalabrais
Le Haut Cabardès et Haut-Minervois
La Suberaie des Aspres et Albères

Diagnostic du territoire forestier

En 2001, les deux massifs forestiers des Albères et des Aspres sont retenus comme sites pilotes pour le département des Pyrénées Orientales afin d'initier une démarche expérimentale de charte forestière de territoire.
Considérée comme un outil pertinent pour traiter du thème de la suberaie, la CFT a clairement été ciblée autour de sa gestion, sa valorisation et sa protection. Quatre pôles ont ainsi été abordés en comité technique pour en faire un document d'orientation propre à la suberaie : paysager, environnemental, économique et le regroupement foncier.

Un territoire spécifique

Le territoire retenu correspond à l’aire de répartition du chêne-liège (Qercus suber). La suberaie catalane couvre une aire potentielle de 16 000 hectares sur les massifs des Albères et des Aspres. Cette faible superficie s’explique par les exigences propres de cette essence : température moyenne de 13 à 16°C, précipitations annuelles moyennes de 600 à 1 200 mm, sols non calcaires, humidité atmosphérique importante en saison sèche. De ce fait, la grande majorité des suberaies des Pyrénées-Orientales est localisée dans une zone allant de 30 à 500 mètres d’altitude et ne s’écarte pas de la mer à plus de 40 km.
Les résultats de l’Inventaire Forestier National de 1990 donnaient :
- en peuplement pur de chêne-liège : 6 000 ha
- en peuplements mélangés de chêne vert : 10 000 ha

La suberaie des massifs des Albères et des Aspres, entièrement privée et dont les 2/3 ne produisent pas de liège, présente une structure très hétérogène et un très fort morcellement. Près de 5000 propriétaires se partagent les 16000 hectares de suberaies, avec des surfaces allant de quelques ares à plus de 400 hectares.


Vers une suberaie multifonctionnelle…

Dans les Pyrénées Orientales, au XIXème siècle, de nombreux villages des massifs des Albères et des Apres abritaient nombre de petits ateliers familiaux, où les bouchons étaient encore tournés à la main. L’arrivée successive au cours de la première moitié du XXème siècle, de la machine à rabot puis de la tubeuse provoqua un bon considérable en terme de productivité, et fit entrer définitivement le bouchon dans l’ère industrielle.
Les suberaies, qui n’occupaient à l’origine qu’une superficie assez faible, se sont considérablement étendues suite à l’épidémie de phylloxera qui frappa la région à la fin du XIXème siècle. En effet, les nombreuses vignes décimées par ce fléau furent arrachées, puis les terrains reboisés avec une essence susceptible d’apporter un revenu régulier : le chêne-liège. Ces suberaies sont encore présentes de nos jours et forment des peuplements réguliers ayant un âge compris entre 100 et 150 ans. Certaines d’entre elles font même partie des plus productives, car plantées en alignement et bien desservies par des pistes.
On assiste depuis la seconde guerre mondiale à une diminution progressive de l’exploitation du liège. En région méditerranéenne, les surfaces se sont maintenues mais suite à l’augmentation du coup de la main d’œuvre française, le liège d’Espagne, du Portugal et du Maghreb est devenu beaucoup plus compétitif. Il s’en est suivi un abandon de l’exploitation subéricole laissant peu à peu le maquis se développer.
La suberaie des Albères et des Aspres est depuis une quinzaine d’années au cœur d’une vraie politique d’aménagement du territoire. De nombreuses actions de protection ont été entreprises dans ces secteurs et permettent aujourd’hui une réhabilitation économique de la suberaie au profit des propriétaires forestiers et d’une filière économique importante.
Aujourd’hui, on voit apparaître de plus en plus d'opérations en faveur du développement multifonctionnel des suberaies catalanes. En dehors de l’objectif de produire un liège de qualité, les acteurs de la filière s’impliquent dans l’éducation à l’environnement, la sensibilisation et la communication à destination du grand public, les paysages, la prévention du risque incendie, le sylvopastoralisme, et la diversification.

Afin d’améliorer la mise en marché du liège, sa traçabilité et la réalisation de travaux (réhabilitation, levée, éclaircies, débroussaillements), des propriétaires forestiers subériculteurs des Pyrénées Orientales ont créé en 2002, l’Association Syndicale Libre de Gestion Forestière de la Suberaie Catalane, sur le modèle de celle déjà existante dans le Var. Ce regroupement permet également aux propriétaires de bénéficier d’aides publiques par la gestion et la valorisation de leurs suberaies, puisque l’association peut se positionner en tant que maître d’ouvrage.

Haut de page

Enjeux

• Une forêt encore trop mal connue par le grand public
• L’incendie, un risque important
• Une main d’œuvre spécialisée pour l’écorçage
• Des récoltes difficiles à valoriser dans leur intégralité
• Une valeur ajoutée qui se fait hors du territoire
• Une industrie en partie délocalisée qui s’est éloignée de la production locale
• Des terrains abandonnés à reconquérir
• Des actions d’information et de vulgarisation à poursuivre
• L’écocertification forestière pour les suberaies méditerranéennes
• Une situation phytosanitaire préoccupante.

POINTS FORTS
POINTS FAIBLES
- Une ressource à forte valeur ajoutée - Une propriété très morcellée
- Une essence capable de régénérer rapidement après l’incendie - Une main d’œuvre spécialisée
- Une production reconnue pour sa qualité - Une industrie qui se délocalise
- Une large palette d’usages - Sensibilité de l’arbre après écorçage
- Des peuplements propices à la multifonctionalité - Problèmes phytosanitaires
- Un territoire à forte identité - Des propriétaires à sensibiliser
- Des propriétés très intéressantes (élasticité, imperméabilité, isolation thermique, acoustique)  
- Des acteurs spécialisés sur le territoire  


Programme d’actions

Actions 2005/2006 :

• Animation pour la valorisation du piémont des Albères et des Aspres
• Réalisation du catalogue de vente de liège sur pied
• Opération du regroupement de propriétés pour optimiser la gestion des suberaies
• Extension de l’AFA du Mas Pardès
• Coordination et suivi des actions
• Amélioration de 11 hectares de peuplements de chêne-liège
• Acquisition de matériel d’estimation de la qualité de liège sur pied

Actions 2007 :

• Site Internet – plate-forme d’échange entre 3 chartes forestières sur le thème de la « valorisation des forêts de feuillus »
• Etude du potentiel subéricole des massifs des Albères et des Aspres
• Etude d’opportunité pour le liège catalan
• Etude pour la valorisation du chêne-liège en « bois énergie »
• Acquisition d’une machine à écorcer
• Réalisation d’un film d’information et de vulgarisation sur le liège.

 
 
   
Haut de page
 
MENTIONS LEGALES      TELECHARGEMENTS      CONTACTS